Hivernale 2023

Première hivernale sous une météo printanière, ou presque. Le départ lundi 6 février de Caen, par 1 degré malgré un soleil éclatant, m’a paru bien froid. Et le trajet jusqu’à ma première étape saumuroise, bien long. Mais le coucher de soleil avec la brume naissante m’a vite fait oublier les doigts gelés. Le lendemain, passé Limoges, j’ai véritablement compris que la France se scindait en 2 parties : le nord, froid et humide, le sud, chaud et revigorant. Habitant.es de Corrèze et Dordogne, votre région est formidable, les routes étroites et sinueuses, un régal. C’est ensuite vers Toulouse que je poursuis ma route. Je m’y arrête trois jours, afin de découvrir la région et faire connaître cette passion deux-roues à deux amies. Mais l’appel de l’extrême sud se fait sentir et je repars, direction Narbonne. Ah, le pays cathare ! Ah, le spot de kitesurf et windsurf de Gruissan. Ah, le soleil éclatant. Je profite de cette étape en famille pour effectuer une boucle vers l’Espagne en longeant la côte vermeille. Une merveille. Un coup à droite, un coup à gauche, en faisant attention aux zones ombragées et encore humides, j’atteins Portbou mais conserve mon énergie pour le lendemain. Mercredi 15 février, une belle portion m’attend jusqu’à Pontacq, à quelques kilomètres de Lourdes. Je m’arrête évidemment. J’ai fait la moitié des Pyrénées en suivant deux trailers qui m’ont appris ce que c’était de « bombarder » dans les lacets. La CB, avec son chargement minimaliste, a apprécié. Et moi aussi. Le lendemain, j’ai rendez-vous à Libourne, enfin, à côté. Sur de précieux conseils, je poursuis ma Transpyrénéenne jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Saint-Jean-Pied-de-Port (que je visite quitte à prendre du retard). Petite fatigue une fois arrivée au bord de la mer, après plus de 3h de route dans le pays basque admirable. Une sieste s’impose avant un trajet ennuyeux mais nécessaire, via l’A63. De 21 degrés, l’arrivée sur les coteaux de Castillon la Bataille est légèrement plus fraîche, pourtant, une fois encore, le coucher de soleil est admirable et les gants chauffants bien rangés au fond du sac. Hiver, où es-tu ? Point de dégustations dans les vignobles bordelais pour la suite du voyage, il s’agit d’arriver avant la nuit – et en un morceau – à Tours. Trop de lignes droites et comme une pointe de regret de déjà remonter vers le nord. Mais l’arrêt à Angoulême valait le coup. Dernière étape, dernier jour. Et me voilà déjà de retour en Normandie, en passant par les Alpes mancelles (note à moi-même : toujours écouter ses hôtes) pour continuer à rêver, apprécier la route, la maniabilité de la monture, et observer la géographie changeante de nos régions. La météo aussi, mais n’y revenons pas.
Si vous avez tenu la lecture jusqu’ici, il me reste une chose, et la plus importante. Merci ! Merci à toutes celles et ceux rencontrés, merci à Marie pour ton accueil à Saumur, merci Roadman pour ton accueil à Juillac, merci Frank et Christine pour votre accueil à Pontacq, merci Sabrina pour ton accueil à Belves-de-Castillon, merci Cécile pour ton accueil à Luynes. Merci pour ces chaleureux moments, ce partage (et de produits locaux!), ces rires, cette bienveillance et ces conseils.

A bientôt !

Vous trouverez ci-dessous la trace de ce parcours, enregistré grâce à Liberty Rider (vous ne l’avez toujours pas téléchargé ?! Je n’ai pas de part chez eux ni de contrat, néanmoins, la fonctionnalité de suivi en cas d’accident et le partage de trajet en direct est appréciable).

Et dans l’onglet dédié, le récit de ce périple de plus de 3 000km.