J’ai testé la Harley Davidson 1250 Pan America avec Durham Harley Davidson

J’ai profité de mon passage chez Charlotte, Ambassadrice Harley Davidson, à Oshawa, pour deux jours d’immersion avec la marque américaine. Lundi 27 juillet, après avoir laissé Indiana chez Blackstock Motorsports pour effectuer une courte maintenance, me voilà passagère sur la Fatboy S de Charlotte. Direction Harley Davidson Durham afin de rencontrer l’ensemble de l’équipe menée par Richard, « Rich ». Je suis accueillie comme une veille amie par Jesse, Joe, Andre, Andy, Piper, Chris, Mark, Dave, Kevin, Gord, Mike, Brianna and Amanda. Ouf, le fait de ne pas (encore ?) posséder une Harley ne me rend pas indésirable.

La concession est immense. Pas de séparation entre les bureaux, les nouveaux modèles et les produits de la marque iconique. Difficile de résister à la tentation de repartir avec une nouvelle veste ! Même s’il est possible de magasiner en ligne, il n’y a rien qui puisse égaler la vue de ces vêtements et objets. Pourtant, nous ne sommes pas ici pour flâner. Quelques minutes plus tard, sans avoir le temps de comprendre comment j’en arrive là, je prends possession des clés de la Harley Davidson 1250 Pan America sans nulle autre commande que « Have fun, enjoy, and tell us what you think about it. » Me faire essayer ce modèle était l’idée de Charlotte mais je ne pensais pas un seul instant que cela serait aussi simple.

Par précaution et préférant ne pas me surestimer, j’opine du chef lorsque Rich propose de retirer la bagagerie. Je gagne quelques kilos mais surtout, une bonne cinquantaine de centimètres de largeur. Jesse me fournit alors les consignes de sécurité et les informations pratiques, avant de me laisser partir pour deux jours au guidon de cette aventurière peu commune.

J’effectue un tour du parking – debout, cela va de soi maintenant que j’ai eu ce goût des dirt bikes – et une fois la concession quittée, il me faut à peine cinq minutes pour me sentir parfaitement à l’aise. La position est naturelle, le dos est droit et mes bras sont légèrement plus écartés et détendus que sur la V-Strom 650, pour plus de confort. Un confort qui vient aussi de l’assise. Les deux sièges, conductrice et passager.e de la Pan America sont suffisamment moelleux pour enchaîner les kilomètres sont avoir besoin d’une pause ni grincer des dents à chaque nid-de-poule. Profitant du modèle rabaissé, mes deux pieds touchent à terre, pour mon plus grand plaisir. En effet, en tant que petit gabarit et conductrice encore amatrice dans le monde de la moto avec moins de 10 ans d’expérience, je préfère avoir la possibilité de poser les deux pieds, ou demi, au sol. S’arrêter sur une jambe n’est pas un problème mais il est toujours appréciable, selon les circonstances, de se maintenir sur deux.

La conduite est aisée. Le centre de gravité est bas et la moto se trouve bien équilibrée. Malgré ses 250 kilogrammes tout pleins faits, manœuvrer à faible vitesse ne représente pas de difficulté ; le démarrage en côte non plus. Celui-ci est facilité par une option spécifique, l’Adaptative Ride Height (ARV) qui lui permet de se mettre automatiquement en position basse à l’arrêt. En termes de puissance, je retrouve la joie de conduire une grosse cylindrée même si ce bicylindre diffère de ma CB1100 à quatre cylindres, notamment en termes de couple. La Pan Am est plus joueuse et réactive. Et pour une moto-aventure, je trouve cela plutôt indispensable, qu’il s’agisse d’évoluer dans le trafic autoroutier, doubler sur les routes secondaires ou tertiaires, ou même s’adapter aux divers revêtements offroad. Je retrouve cette polyvalence sur les commandes. Alors que j’ai toujours eu l’habitude de tableaux de bord simple, sans fioritures ni électronique, je découvre un panel de commandes équivalent à celui d’une voiture. Ou tout simplement, de tous les nouveaux modèles, qu’il s’agisse de l’Africa Twin 1100 Adventure Sports de Honda, de la BMW R 1200 GS Adventure ou de la Yamaha Super Ténéré 1200. Je n’ai pas eu l’occasion de tester tous les modes proposés mais cette Harley Davidson 1250 Pan America permet de passer du mode route au hors-route. Mais oui, j’ai testé le mode sport. (sans trop forcer, promis)

Le parcours proposé par Charlotte me permet de pousser ce monstre de puissance dans toutes les conditions tout en admirant la région. Mention spéciale aux courbes entre Janetville et Caesarea, au soleil couchant.

Cette Harley Davidson 1250 Pan America est le premier modèle aventure ou double-usage créé par la firme américaine, avec un look et un design qui diffèrent drastiquement de ses concurrentes. Et a été lancée en 2020. Pour mon premier essai d’une autre moto aventure, grosse cylindrée, j’admets avoir été plus que satisfaite. Puisqu’il faut quand même trouver quelques défauts : la hauteur du pot d’échappement chauffe un peu trop les jambes (surtout quand on ne porte qu’un jean et non l’équipement véritablement adapté) et la béquille latérale peut être un peu compliquée à déployer. Cependant, avec ce modèle, Harley Davidson offre une concurrence sérieuse aux autres poids lourds du marché. Et ravira les petites personnes comme moi, qui ont dû faire une croix sur l’Africa Twin ou la BMW GS 1200.

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